Proposer plutôt que stigmatiser
Écrit le 19 mars 2012 dans Mots du Sénateur
Je désapprouve les propos de Nicolas Sarkozy concernant le sérieux professionnel d’un médecin qui s’installerait à Morlaix dans le cadre de la lutte contre les déserts médicaux.
Aujourd’hui, nous avons besoin de véritables propositions et d’actions concrètes pour lutter contre les déserts médicaux et non de propos dénigrants d’un Président de la République qui semble ne pas connaître les territoires.
Depuis 5 ans, le Gouvernement de ce même Président n’a pas pris conscience de la nécessité de lutter efficacement contre les déserts médicaux. Les moyens envisagés n’ont pas été à la mesure des difficultés que rencontre la population pour consulter un médecin spécialiste dans un délai raisonnable. Pourtant, la situation ne va faire que s’empirer dans le Finistère puisque la moyenne d’âge des médecins généralistes est de 56 ans !
Les quelques mesures contenues dans la loi Bachelot concernant notamment l’obligation de permanence des soins ont été rayées d’un trait de plume par la proposition de loi Fourcade.
Ce que nous attendons du Président de la République, c’est de la considération pour nos territoires qui pourraient se traduire par de véritables mesures incitatives en direction des médecins afin qu’ils s’y installent. Nous avons des structures modernes autour de l’hôpital de Morlaix avec des atouts indéniables dont témoigne entre autres le classement par le Figaro magazine du centre hospitalier de Lanmeur comme 2ème meilleur établissement de France accueillant des personnes âgées.
L’égal accès à un médecin ou à un hôpital doit revenir comme une obligation de l’Etat.
L’Agence régionale de santé, dont je représente les communes au Conseil de surveillance, a, sous mon impulsion, fait de l’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire breton une des priorités de son plan stratégique.
Nous proposons une limitation des installations de praticiens en secteur 2 - à honoraires libres -dans les zones où ils sont déjà trop nombreux. Nous favoriserons également une meilleure répartition des médecins par la création de pôles de santé dans chaque territoire. Et nous fixerons un délai maximum d’une demi-heure pour accéder aux urgences.
Jean-Luc Fichet











